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Trois dossiers en suspens, un fils parti dans l'Estrie chez des amis, un autre dans les bois avec les scouts, et le troisième en Italie cet après-midi. Vous serez calme vous, avec ce tourbillon? Comme pour d'autres mères, j'imagine, je perd toute motivation à cuisiner quand il en manque autour de la table. Alors on court aux restaurants, sans même avoir de préférence. Comme on y va parce qu'il faut bien manger, on repousse l'heure de partir, pour arriver devant des fils d'attente avec l'estomac dans les talons. L'humeur n'y est pas non plus, ou bien si, une fois que l'entrain fébrile s'emballe ... Alors, on mange trop, on rit trop, l'instant après avoir affiché une tête sombre, sur un corps fatigué et un esprit absent ... Une bien mauvaise compagnie en vérité, même pour soi!
Je vous fais grâce quand même de toutes les tables auxquelles nous nous sommes arrêtés, des sans noms, comme des faux noms. Alors que de grands noms sollicitent trop nos bourses, pour une consommation à la course! Peut-être devrai-je manger des sachets de protéine, en attendant un meilleur aplomb!
Fébrile je disais, oui, comme quelqu'un qui ne respire que du haut de sa cage thoracique ... Un petit souffle court saccadé, d'une petite bête qui se débat ... et qui s'étrangle toute seule ... Lâches-toi lousse, comme qu'on dirait ici! Et je me le dis bien aussi ...
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