25 décembre 2001
Comme dans une pièce bien répétée ...

La soirée, la nuit, le lendemain de la veille se sont déroulés comme à l'accoutumée. Tout le clan y est au grand complet, sauf mon gendre qui est parti au Labrador dans sa famille. Trop de bouffe: le cochonnet a été mis en pièces très vite, les hors-d'oeuvres ont emboité le pas. À 22 heures, le plat principal n'est pas encore sur la table mais déjà plus personne ne peut manger plus. Le déballage des cadeaux a duré jusqu'à minuit passé. Tout le monde fut bien gâté, sauf pour les garçons en général. On dirait que tout le monde est plus inspiré quand il est question de choisir quelque chose pour les filles. J'ai bien reçu le cadeau que je pensais recevoir de mon époux, un beau livre sur l'architecture d'une belle-soeur, une fontaine d'eau d'une soeur et une veste de détente cousue par ma mère.

Alors que les plus vieux s'attablent pour leur nuit aux cartes, les plus jeunes se couchent avec leur mère, les grandes filles jacassent, les grands garçons expériment leurs jeux, mon mari et moi rentrons chez nous pour mieux dormir et préparer la dinde du lendemain soir.

Tout y est, comme dans la "représentation" de l'an passé: le discours de mon père qui joue au patriarche, les blagues des hommes après leur nième bouteille de vin, les verres levés en l'honneur de n'importe quoi, l'émerveillement des enfants, les petites mimiques de chacune des mères et des femmes présentes. Mais dans notre théâtre intérieur, je ne sais pas pourquoi, je ne suis pas tout à fait dans le bain. Mon mari, non plus, n'a pas "embarqué", comme il dit. Malgré tout, les mots et les gestes de circonstance sont là. Il y a quelque chose de désespérément pris pour acquis, nombreuse compagnie, bonne bouffe et plusieurs cadeaux, tout comme pour les largesses et les bons sentiments. Rien n'est magique, tout fut déjà vu!

Aujourd'hui nous sommes retourné vers le clan, avant midi. Encore de la bouffe et de la bouffe. Puis vers 15 heures, retour de toute ma famille vers mon perchoir, juste à temps pour recevoir ma belle-famille qui est loin d'être un clan, mais quand même ... il faut entretenir la flamme consanguine, là où c'est possible.

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