24 décembre 2001
Vingt-quatre heures

Avec mes fils, dans notre nid du nord, depuis vingt-quatre heures. En arrivant, mon mari se précipite sur le contrôle du chauffage, et moi à la boulangerie du village. J'adore leur ketchup aux fruits et leurs pâtisseries à la crème si légère. À l'heure que j'arrive, comme d'habitude, il ne reste plus une seule baguette, mais il y a toujours une miche de pain au blé entier qui m'attend! Souper, scrabble et grignotage de tout ce qui passe sous la main, voilà la routine des garçons dans notre maison du nord. Ils iront skier seulement dans quelques jours, quand nous y retournerons très certainement.

Dans ma voiture, au lieu de la camionnette, ils sont plus à l'étroit, alors ils se chamaillent, exactement comme lorsqu'ils étaient petits. En arrivant, ils lancent leur sac à terre et ... cherchent leur repère, non pas comme des chiots cherchant leur marque de pipi, mais le gros sac de guimauve, les cannettes de liqueurs douces et ... le bon fonctionnement de la télé sur laquelle ils vont brancher leurs jeux. Ce n'est qu'en soirée que l'un d'eux décrète qu'il aime bien se vautrer dans le sofa, ici dans le nid, tout en maugréant un vague: "Elle est rendue accueillante, la maison!" C'est que la place est plus notre nid que le leur, mon refuge, mon antre, alors que pour eux, c'est un simple chalet, utile quand on va skier, ou plonger dans le lac, sans plus.

Ce matin, j'ai déblayé toute la neige sur le patio, à la pelle d'abord, puis au balai pour tout finir. De l'exercice simplement parce que la neige va se réaccumuler encore. Une belle neige blanche grâce au micro-climat du coin, parce que les centres de ski ne sont pas très gâtés en ce moment. Au retour à Montréal, dans le gris et le sale. Mon mari va prendre livraison du cochonnet cuit en broche. Ce soir dans le clan, à boire et à manger. Un autre vingt-quatre heures beaucoup plus animées qui nous attend. Demain est un autre jour.

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