17 décembre 2001
Des cadeaux et des hommes

Magasinage cet après-midi avec ma fille. Main dans la main avec elle, je me sens parfaitement bien: un moment privilégié. On diraît qu'avec elle, j'hésite moins, grâce à son opinion sûr. Cadeaux trouvés pour deux hommes difficiles, mon beau-frère et un de mes frères. Deux hommes que je ne comprend pas, la plupart du temps, deux hommes maniérés, pointus dans leurs goûts, difficiles d'approche, enfouis sous leur carapace. Ensuite, cadeaux trouvés en leur nom, ces petits hommes taillés dans le brut, mes fils qui sont tous comme leur père, nuls dans le domaine de recherche de cadeaux. Les petites femmes sont donc condamnées à se trouver leur propre cadeau, alors que les petits hommes, eux, auront la surprise de voir ce qu'ils ont "acheté" pour leur mère et leur soeur. C'est désespérant, non?

Ce soir, souper de Noёl à l'association des parents. Tout fut parfait: la table, les sourires, les souhaits. Puis le dernier conseil d'administration de l'année où les discussions furent tranquilles grâce aux vins qui ont calmé les esprits. Je suis revenue fatiguée mais satisfaite! En sortant d'une salle trop chauffée, avec cette neige fine qui tombe sans bruit, je déglace ma voiture avec bonheur. Il me semble que l'ordre des choses est bien à leur place. Je tend l'oreille à cette quiétude bien égoїste. À ce moment même, je tiens à cette paix de l'esprit et je met une parenthèse sur tout le reste: incertitude, doute, scepticisme et montée aux fronts pour toutes les causes.

Depuis mon retour des vacances, je n'ai rien lu, pas un livre, pas un magazine et à peine quelques diaristes. Je suis toute distraite aux choses de l'esprit mais tout à fait aux aguets dans mes affaires professionnelles. Il y a un temps pour tout, n'est-ce-pas? Sans le sou, beaucoup de mes projets pour l'an prochain ne tiendront pas la route. Alors, soyons pratique.

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