17 avril 2001
La culbute

De la déconnectée hier, j’ai culbuté aujourd’hui … dans les comptes et les paperasses! En fait, il n’est même pas question de s’en débarrasser pour de bon, mais au moins de se comprendre un peu! La culbute a été rude, peut-être suis-je rouillée … Mais dès 10h30 ce matin, mon déséquilibre a été grand … et la tendance s’est poursuivie toute la journée … Voyons voir qu’est ce que j’ai fait que je n’ai pas fait depuis aussi loin que ma mémoire puisse remonter...

J’ai mangé du pain, comme j’en ai jamais mangé en une seule journée : une tranche le matin (aux raisins avec fromage à la crème!), deux tranches en collation (deux copines pour celle du matin!), un Subway (pain de blé entier certes, mais sauce et mayonnaise!), puis trois morceaux de pain croûté (avec tartinade au chocolat!) … Oubliez les circonstances atténuantes, le crime a été commis!

Vers la fin de l’après-midi, j’ai vu la moitié du film « Apparences », la deuxième partie bien sûr, où le type (Harrison Ford) essaie de tuer sa femme (Michelle Pfifer) après avoir tuer sa maîtresse. Il y a de quoi me faire cul-buter par-dessus tête! J’étais tout à fait k.o. et inconsciente quand j’ai bouffé mon troisième repas de pain de la journée. Je ne veux plus voir ce genre de film qui vous fait douter de la nature humaine ou qui vous met dans la zone trouble entre les mondes (le normal et le paranormal).

Bref, je n’avais pas tout à fait les pieds sur terre : être travailleuse, ou femme, ou mère, ou amie, je ne savais plus trop où j’en suis. Je suis étonnée d’être si vulnérable … Me suis-je permise d’être aussi vulnérable? De cette fragilité qui découle de la sensibilité même. Ce soir, un rien me pèse : la carrure du mari, la proximité des fils, le téléphone qui sonne ou qui ne sonne pas …, les gens , les gens, les gens … Je préfère la distance du virtuel et de ses gens sans visage, sans nom, sans âge, sans sexe même. Eux au moins ils restent à leur place! Au fait, je n’aime pas les sites, de diaristes ou pas, qui vous imposent une musique ou une voix. Il me semble que le son est intrusif!

Ce soir, j’ai vu les ébauches du nième site professionnel que je me suis faite faire. Cette fois-ci, on m’a bien comprise! C’est quelque chose de sobre et de luxuriant à la fois. Une ligne épurée, des mots sans fioriture. Comment dire sans radoter! Être sans afficher! Aimer sans trop étreindre! Briller sans se vanter! Guider sans trop diriger! Savoir distinguer le trop du pas assez! Se tenir en équilibre, sur la tête ou sur le cul!

Je suis, je sais et je me tiens! Voilà le mot d'ordre ... et la citation maison!

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