06 avril 2001
Tendrement!

Ce matin, mon joueur de basket s’est levé à la première sonnerie de son réveil. Il est arrivé dans ma chambre, les yeux tout bouffis, pour être le premier à dire « Bon anniversaire! » à papa, en s’accaparant d’un bord du lit. Je met pieds à terre, va vite réveiller le plus jeune qui s’en vient voir papa aussi, avec le coussin en forme de P (pour papa) qu’il a cousu lui-même en cours d’économie familiale, le cadeau qu’il cachait avec grand-peine depuis la semaine dernière. Papa a donc, son coussin sous l’épaule, et son plus jeune fils à ma place au lit. Moi, j’étais allée réveiller l’autre jumeau, préparer le café, la brioche, le journal, la serviette, les douceurs au chocolat et la carte de souhaits. Bref, le plateau que mon fils transporte en surveillant l’inclinaison du café dans sa tasse, jusqu’au lit où papa achève d’être réveillé. Et nous nous sommes retrouvés tous dans le lit, à l’étroit, un jour de semaine, à nous bavarder un peu. Pendant que papa prend son café, les enfants picorent dans les douceurs, maman raconte un souvenir de jeunesse … Tendre tableau pour les cinquante ans de papa!

À midi, je lui ai préparé un repas gourmandise : des pétoncles sautées au beurre, avec broccoli! Il débouche une bouteille de Black Tower! Je prend mon demi-verre, qui m’a donné mal à la tête … Chut! Ne lui dites pas!

Cet après-midi, nous la passons tranquillement. Son frère lui a téléphoné. Sa cousine aussi. Il trouve étrange que nous irons souper ce soir avec ma sœur et son mari. Il est soupçonneux, s’imagine que nous serions plusieurs. Je lui assure que non. Mais il n’est pas rassuré. J’ai vanté trop vite et trop fort la fièvre du printemps hier : il NEIGE dans mon coin de Montréal. Mon mari remarque les tous premiers flocons qui virevoltent. Je lui confirme. Il espérait que ses yeux fassent erreur. Malheureusement, non … Encore un cadeau du ciel …

En attendant d’aller souper, il s’assied devant moi, à notre bureau de travail. Je passe en revue des chroniques de diaristes qui ont été mis à jour ce 6 avril. Je lui en lis des extraits. L’Idéaliste avec son histoire de corps de rêve ne le divertit pas du tout, il se dit pas concerné. Ce qui me rassure (moi avec mes rondeurs et mes kilos en trop) quoique je n’avais pas besoin d’être rassurée. Quand à mon petit mari, il se prête bien à la circonstance, mais je vois par l’éclat de ses yeux qu’il jongle toujours avec ses réflexions du demi-siècle!

Je ne peux qu’être attentive, tendrement …

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