26 février 2001 Dans la mare
Hier nous assistions, ici à Montréal, au combat de l’hiver et du printemps : il neigeait encore d’une petite neige fine, presque trop fine, je dirais même une petite neige timide sans grande conviction. Dans les heures qui suivaient, c’était la pluie sous un ciel gris! Derrière les murs et les portes closes, j’imagine des gens qui pleurent aussi du blues de l’hiver … Pour moi, on a la déprime de l’hiver quand on ne se comprend plus! Quoi faire? Que faire? Il pleut ou il neige? Je me couvre ou me découvre? À force de devoir s’adapter comme une girouette, on perd le nord et on ne se comprend plus! Avant-hier il faisait un temps magnifique sous le ciel bleu, hier, un temps de déluge sous un plafond bas. Aujourd’hui, c’est un lundi de somnambule pour canards braves! Eh oui, la neige sur les bords des trottoirs a fondu beaucoup, causant des accumulations d’eau … et des mares si étendues que j’ai renoncées à enjamber ou contourner. Alors je barbotte, avec la satisfaction de constater que mes bottes sont vraiment imperméables et la consternation devant les cernes blanches de sel qui auréolent le bas de mes pantalons.
Tout ce qui précède, c’est pour vous avouer que moi aussi, j’étais songeuse samedi, déprimée dimanche et … en réveil progressif lundi ! Au moins, je constate que je ne suis que dans la mare jusqu’aux chevilles, non pas dans le gouffre jusqu’au cou!
hier
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