16 février 2001
Les érables coulent...

Après une soirée de marche dans la neige fondante (bel exercice, mais j’avais le manteau tout blanc de neige collante, ce qui m’a fait penser à docteur Zhivago, quand il s’en allait se réfugier dans les bras de Lara, vous vous rappelez?), après une autre soirée au cinéma non chauffé à geler dans mes bottes, et une autre à me déplacer tout azimuts sans mon béret, voilà, j’ai attrapé froid … et les érables coulent! C’est ce qu’on dit parfois ici, quand notre baromètre naturel (notre nez) commence à soupirer avec bruit!

Mais les jours qui viennent sont denses. Je peux toujours essayer d’arrêter le flot nasal, pas le courant des affaires. Alors voilà, une boîte de mouchoirs de papier en plus dans la voiture, plus un quatre-litres de liquide lave-glace pour mon parebrise! Et de l’échinacée en gouttes, et des suppléments pour le système immunitaire, et puis c’est tout!

Mon grand scout est parti dormir dans les bois pour deux nuits, avec ce qu’il faut j’espère. Quand je lui disais de faire bien attention à lui, bien sûr, il répondait : « Mais oui, maman, je vais revenir. » Et moi de répliquer : « En un seul morceau, s’il-te-plaît! » J’ai essayé de l’équiper en nourriture, comme des barres énergétiques, pour contrer le froid, naturellement, petit monsieur ne veut rien savoir. Il est donc parti comment ça, tout nu (du moins, aux yeux de maman!). Ce n’est plus possible de couver tes poussins, quand ils se prennent pour des coqs! Jusqu’au moment où leur gosier se déraille et leurs érables coulent à leur tour …

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