06 février 2001 Tant à dire ...
Oui, c’est vrai, mais pas de temps pour tout dire … C’est ce que j’ai en tête en ce moment. Je fais donc ce que je peux, sans transition entre les sujets, d’accord?
Hier mon photographe de mari a fait une vingtaine de clichés de moi pour trouver une assez satisfaisante pour une publicité que j’ai à faire, côté professionnel. Je constate l’évolution du sujet et du photographe : au départ, il se disait pas photographe (manque de confiance, mauvais focus, mauvais cadrage, etc…) mais il s’enhardit jusqu’à déplacer des éléments de décor, replacer mon col et mon pendatif, tout en disant que c’est pour ça que les photographes ont des assistants pour s’occuper des détails. Donc, le temps d’un flash, il s’est vraiment vu photographe! Moi, sujet, j’avais commencé raide comme un piquet, trop consciente de mes bras ballants et de mes courbes disgracieuses pour faire le fameux sourire accrocheur! Puis j’essayais des sourires (est-ce que je montre mes dents ou pas?), un petit sourire sérieux ou un franc sourire? À la fin, j’avais des flashs de photos d’eux-mêmes que certains diaristes mettent sur leur site! Bref, c’est la seule raison pourquoi je vous parle de cette petite séance de photos pour remplacer in extrémis la photo vieille de dix ans qui est sensé m’attirer des clients plus ou moins séduits! Pourtant, je ne fais pas de service d’escorte, mais plutôt dans du service prefessionnel. C’est donc pour leur dire qu’ils peuvent m’appeler, je n’ai pas l’air méchant et je ne mord pas!
Sortie exceptionnelle hier à midi, un lundi de semaine, au restaurant avec les jumeaux, mon mari et moi. Un immense plaisir, multiplié par quatre, qu’est-ce que ça fait?
Tête-à-tête avec mon plus jeune fils pour une partie de l’après-midi ensuite : je l’amenais acheter un bout de tissu jeans qu’il a besoin pour son cours d’économie familiale, et aussi ce qu’il faut pour couvrir son long coussin. Le tissu de flanellette qu’il a choisi, ainsi que les motifs un peu naifs, un peu bébé, me fait penser que peut-être il est encore un enfant, pas un adolescent. Peut-être aussi qu’il a manqué de tendresse quand il était plus jeune! (quand une mère cherche, elle voit des problèmes partout!)
Une chance que mon mari a pensé faire cuire un rôti et nous avons pu souper. Je n’ai rien dans la tête en ce moment, côté cuisine!
Trop occuper à gérer ma glycémie, j’ai oublié mes plantes. Elles dessèchent : plusieurs feuilles jaunies pour le cactus, le poinsettia est mal en point, l’hibiscus ne fleurit plus, les orchidées ont arrêté les nouvelles tiges, etc.
Les dossiers bénévoles au collège me pèsent en ce moment. Passer des soirées en discussions bagarreuses et gratuites! Je n’ai pas besoin de ça!
Je viens d’aller voir « Finding Forrester ». Le sujet est sympathique pour quelqu’un qui aime les livres et qui a une fascination pour les écrivains. Mais l’histoire est mal ficelée un peu. La relation d’un homme aigri et un tout jeune homme n’a pas le superbe de celle présentée dans « Scent of a woman ». Mais quand même, je retiens deux points : l’écrivain ermite du film disait : … « pour écrire, commencer par écrire (taper au clavier) d’abord, penser après! » et aussi : … « le travail de l’écrivain est d’écrire, celui du lecteur est de lire! » (pour dire que quand on écrit, il ne faut pas se préoccuper du lecteur!) Quelques conseils donc pour les diaristes qui écrivent pour soi comme pour un public!
Dans la Presse du 1 février, la chroniqueuse Nathalie Petrovski a parlé justement du livre « L’âge de raison » de Helen Fielding, en appelant Bridget Jones et compagnie, « Les dames du Sexe » et en faisant le parallèle aussi avec la télésérie « Sex in the City ». Au 4 ou 5 février (impossible de vérifier, mes journaux sont partis au recyclage!), elle est revenue sur le sujet, suite à des réactions de lecteurs. Bref, pour une fois, madame Petrovski et moi, sommes d’accord!
Ma résolution du nouvel an qui tient bon à 100% est celle de ne pas sortir sans mes cabas, ou filets à provision si vous préférez, pour ne plus ramener à la maison des tonnes de sacs de plastique pas très écologiques!
Depuis un mois, je me fais un point d’honneur de cliquer sur le bouton et lire un diariste au hasard. Excercice qui ne fait que confirmer que mon monde est bien loin de celui de plusieurs! Alors donc, avant tout, il faut écrire pour soi, ensuite pour quelques personnes que l’on connaît et qui nous lisent. Comme tout le monde, au début de mon journal online, j’avais des prétentions, des idéaux. Aujourd’hui, c’est mon point de repère, ma boîte à photos, mon journal de vie. D’où, ce besoin de tout rapporter, tout noter. Peut-être pour les enfants de mes enfants. Tiens, c’est la première fois que je vois cet angle-là …
hier
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