21 janvier 2001
Halte là!

Grasse matinée si l’on fait abstraction d’une cliente qui a appelé à 8h15 pour prendre rendez-vous dans la journée, puis qui a rappelé à 10h30 pour se décommander! À 11h30, j’étais à la pagode, sage fidèle parmi la foule qui affluait pour le début de la semaine du Nouvel An lunaire. Je me demande pourquoi mes larmes coulaient alors que j’écoutais le prêche du moine, le chœur de chants des jeunes. Je ne me sentais pas particulièrement émue, ni touchée. Seulement, il y a le symbolique du retour aux sources …

En début d’après-midi, mon mari et moi, nous faisions une virée vers le nid des Laurentides. Je ne sais pas comment ni pourquoi, j’avais une certaine appréhension d’avoir perdu de flammes pour cette place, nommée le Nid. Peut-être avais-je peur de ne plus être sûre d’aimer vraiment ce tout petit nid modeste. Je l’ai retrouvé sans élan ni déception. Mais surtout j’ai retrouvé le silence des environs, la quiétude de la maison et la paix! Nous étions là, assis, sans faire le café, sans parler, sans rien faire. Seulement envahis par la paix, assez grande pour que les vaguelettes de nos pensées se meurent comme les murmures d’un lac sans vent échoués sur la grève. Puis nous changions de place : mon mari va s’étendre sur un des lits dans la chambre des garçons, je vais le rejoindre. Enlacés, sans bouger, ni dormir, nous avons les yeux tournés vers le ciel couvert et gris. Je ne pensais à rien. Je ne sais plus si ce nid sera ou non le repaire de nos vieux jours, mais sans aucun doute une halte pour guerriers amollis!

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