05 janvier 2001
Être dehors

Autour de mon nid ce matin, nous avons marché. Une belle neige épaisse à terre et il neige toujours. À travers les branches dénudées, nous jetons un regard neuf sur les montagnes environnantes. L’escarpement que voilà semble plus menaçant. Le hameau est plus désert que jamais. Pas un bruit, pas une âme. J’ai un peu froid dans mes bottes de ville, mains nues, un petit béret sur la tête, mais je crâne et ne veux pas rentrer. Je suis bien dans ce silence, dans ce dehors qui me berce et me lave de la ville.

De retour en ville, je maintiens le baromètre des humeurs en faisant la même chose! Nous désambulons dans les rues autour de mon perchoir. Quelques rares passants, des voitures bien ensevelies, une douce neige et de l’air vif. Je ne veux toujours pas rentrer au bercail! Enfin, je cède … un souper à préparer! Tard le soir, je refais le coup … comme je suis bien dehors! Je ne me rappelle pas d’avoir déjà eu la réaction d’aujourd’hui. Avant, il faut toujours que je rentre parce qu’il y a toujours quelque chose à faire … Aujourd’hui, rien n’était assez important pour délaisser l’air libre! Je ne me comprend plus!

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