02 juillet 2000
La ville et le lac

Du travail ce matin, en ville: je tournais dans les rues, en voiture, dans l'humidité de l'air et la nervosité des clients. Trois heures plus tard, j'en avais assez. Mon deuxième dossier en cours de négociation s'est reporté à ce soir, ouf, je pourrai donc me sauver dans les Laurentides, avec mari et garçons, pour un petit tour rapide dans le lac. Ma première baignade donc, depuis la fin de l'été dernier!

Déjà le canot est accessoire. Il est vrai qu'en ce moment nous faisons la navette, ce n'est pas idéal pour un long après-midi tranquille à flotter sur le lac ou explorer ses rives. La nature ne s'y prête pas non plus, soleil et nuages se disputent et gagnent à tour de rôle, leur passage sur l'avant-scène de notre ciel. Et la pluie qui s'en mêle et s'impose, sans avertissement. Ma voiture, sans vitre électrique, sans air climatisé, reçoit plus que sa dose de bordées de pluie. Les sièges sont souvent trempés mais sèchent quand même rapidement par mes fesses de pantalon, ou par évaporation. Je ne m'en fais plus avec cette nature capricieuse mais luxuriante: la pluie et la verdure, une belle paire complice!

Après la baignade et une grillade à déguster sur la table de pique-nique, malgré la petite pluie fine, nous repartons en ville, apaisés.

Ce soir, je procède dans mon dossier, le plus naturellement possible, sans m'angoisser. Mais qu'est-ce qui me fait tourner en rond ce soir, sans pouvoir m'endormir, ni lire, ni écrire?

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