29 mai 2000
En douceur

Il faut réveiller les scouts en douceur, ils sont encore trop fatigués de leur camp de printemps. Mais tout baigne: le petit n’a pas manqué son autobus, le grand se réveille tout à fait en lisant les nouvelles du sport...

Une fois les garçons partis, la petite se prépare comme dans un rêve. Son regard est trouble, le fiancé est ... malade (de rhume ou de peine!) et ne se lève même pas pour aller travailler. Finalement, nous partons avec elle qui essuie quelques larmes en me disant qu’elle ne se sent pas très bien. Je ne répond pas mais je l’ai serrée dans mes bras. Au bureau du ministère des mines, papa reste dans la voiture, maman l’accompagne jusqu’en haut. Je l’ai laissée en douceur, sans blague, presque pas de recommandations maternelles.

Ouf! J’ai finalement pu travailler tranquille, faire quelques ménages dans mes papiers, aller au bureau de poste chercher un paquet négligé depuis quelques jours (horreur, des plantes toutes séchées dans leurs petits pots!). Puis, un lunch tardif avec le gendre tout en tirant des plans d’aller voir sa fiancée dans trois semaines, question de l’encourager! Puis un peu de cuisine pour le souper familial. Et puis encore, du temps pour examiner mes bulbes et mes plantes, pour aider mon plus jeune dans sa préparation orale, pour respirer doucement, pour souffler un peu, pour vivre le moment présent!

Ce soir, dans le calme revenu, le temps passe doucement, pas comme une course contre la montre, ni comme une levée de poids à l’arrachée. Je vous écris en attendant, ou plutôt, j’attend le coup de fil de ma fille en vous écrivant. Est-ce la même chose!

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