24 mai 2000
Des noeuds et des cordes

Pour la deuxième fois, je réécris cette entrée. Tellement occupée ces jours-ci que j'ai oublié un rendez-vous (rassurez-vous, tout c'est bien passé, sans moi!) et effacé par accident mes mots écrits très tard, hier soir ou très tôt ce matin, je ne sais plus. Mais j'ai toujours en tête, ce que je vous écris la première fois... Alors, on transgresse la chronologie, on remplace les mots perdus dans le virtuel!

Donc, je parlais de ma fille. Avez-vous remarqué qu'elle fait géologie, comme moi, il y a vingt-cinq ans. Juré craché, ce n'est pas moi qui lui a donné l'idée. Sous un dehors dolent, elle cache un coeur passionné et une tête brillante. Étudiante en sciences, elle est férue de mythologie et des... X.men. Elle y trouve des parallèles étonnants. Dans son dernier cours complémentaire qu'elle prend... en mythologie, son travail écrit défend une pensée si originale qu'elle va être publiée dans une revue d'études anciennes! Elle avance ainsi, sereine. Et moi qui me dépêche à côté pour la suivre, pour l'aider avec des noeuds et pour lui donner beaucoup de cordes!

Je parlais aussi de ma deuxième journée du vidéo. Franc succès, puisque nous avons réussi aussi le deuxième volet de l'activité d'animation-midi, un quiz. Mon mari pragmatique a réajusté tout ce qu'il faut, côté technique et pratique, et, miracle, tout se passe comme je le veux. Comme toujours, l'artiste en moi conçoit des idées, une vision, l'artisan en lui, fait arriver projets et réalisations. Cela a toujours été ainsi, le tandem ne marche que quand nous sommes d'accord.

Nous avons amené ma soeur l'informaticienne et son conjoint à cet aéroport désert du nord de Montréal. La nervosité était palpable chez ma soeur qui n'a pas voyagé depuis quelques années. Mais dans l'aéroport désert, la fébrilité des départs et des arrivées manque cruellement. Les quelques voyageurs ont l'air perdu comme des enfants dans un parc d'attraction, sans grande roue, sans montagnes russes, sans carrousel. Les chauffeurs accompagnateurs comme nous, d'habitude, profitent de l'effervescence des aérogares pour mieux rêver voyages et contrées lointaines; dans les circonstances, s'attardent distraitement pour un café poli, puis s'en retournent à leur quotidien, à peine envieux, à peine rêveurs.

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