05 mai 2000
Équilibre

L'effet du bain aux huiles essentielles (menthe et sauge) d'hier soir s'est fait sentir encore aujourd'hui. Je retrouve ma bonne humeur et réussis à faire tout ce que je voulais faire pour la journée. Ce soir, ma fille est revenue de la première partie de son camp de terrain, fière, décidée et contente. Je revis le contentement d'avoir toutes mes ouailles sous le même toit. Dans l'après-midi, je commençais à m'ennuyer d'elle et ne comprend toujours pas comment j'ai réussi à passer près de trois mois l'été dernier sans la voir. Il me semble maintenant, avec le recul, que je vivais comme en sursis.

Je me prépare à vivre plusieurs activités dans les prochaines semaines. Le mois de mai cette année culmine toutes mes vies en une seule où pour la presque première fois celle de professionnelle ne domine pas les autres. Dans un soubresaut ce matin, en prenant le café, j'avais l'air un peu perdu. D'un regard mon mari avait compris! À sa question: "Qu'est-ce que tu as?" J'ai répondu honnêtement: "Je me sens peut-être un peu perdu, sans nécessairement me sentir pas bien." Il me répond que c'est bien ce qu'il a senti, en ajoutant: "Tu as l'habitude de foncer, de "rider", en changeant de mode, parfois tu n'est pas tout à fait encore adaptée."

Ce soir, je cherche à me satisfaire en lecture de journaux en ligne. C'est un peu pénible, le printemps et le beau temps fait déserter plus d'un! Et puis, le changement nous laisse en panne d'inspiration et d'essence, alors je cherche un peu dans le vide. Et je lis des petits bouts aussi dissipés que mes enfants qui sont déconcentrés de leurs études depuis le beau temps. Mais il faut bien que VIE se passe et que maturité (je veux dire endurance et habitudes ancrées comme chez les diaristes qui écrivent depuis deux, trois ou presque quatre ans) s'acquiert.

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