21 janvier 2000 Symbiose
Hier soir, il y avait comme un moment de bonheur chez moi. Il était passé 21h30, nous revenions d'un rendez-vous chez un client. Tout allait bien, mon mari et moi étions de bonne humeur. Ma fille vient de revenir de son cours et mangeait au bout de la table, notre plus jeune devisait à côté, son Bescherelle à la main. Constatant notre arrivée, les jumeaux rappliquent! Rapidement, un climat de symbiose s'est installée. Est-ce que c'est parce que notre fille a annoncé officiellement à ses frères qu'elle se marie et que j'ai ajouté qu'il faut qu'on profite de tous les moments passés avec elle avant qu'elle ne soit plus là? En tout cas, nous étions heureux dans notre cuisine, le reste du monde n'existait plus!
Quelques instants plus tard, oups, on se retrouve tous dans la petite cuisine, debout, bavardant et riant, appuyant les uns sur les autres. Tout le monde picorait dans le plat que j'ai préparé d'avance pour le souper d'aujourd'hui, non seulement chacun en mangeait, mais donnait aussi la becquée à l'un ou à l'autre. Mon mari disait en riant que l'on mange quand on est nerveux mais aussi quand on est heureux. Ensuite, les jumeaux et leur soeur s'attablent pour faire les mots croisés, le petit s'installe pour m'aider avec le casse-tête. Mon mari sirote son café jusqu'au moment de se mettre aux nouvelles de 22h30. Les autres ne se quittaient plus. Les parents ont oublié l'heure du coucher, la fille a oublié que son copain se fait attendre, les garçons n'ont peut-être rien oublié mais profitaient vraiment de l'état de grâce, s'ébrouaient, se chamaillaient comme de vrais chiots en vacances!
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