20 septembre 1999
Malaises

À vrai dire, j'étais partie au cinéma pour le plaisir d'aller voir un film avec ma première et mon cinquième enfant. Mais "the sixth sense" m'a terriblement dérangée. Je supportais mal voir ce petit garçon se débattre dans ses deux mondes, Bruce Willis plastiquement amélioré ne me touche pas, même avec une larme au coin de l'oeil. Finalement, je le préfère dans ses rôles de muscles et de bras. Avec recul, je crois que ce que je n'aime pas de ce film principalement c'est parce qu'il se branche sur la peur viscérale des gens (de moi-même!) de la coexistence de l'autre monde et de la communication entre les deux. Payer pour voir ce que je ne veux rien savoir, c'est tellement fâchant qu'en revenant j'ai bouffé et passé une mauvaise nuit! (à cause du film, de la bouffe tardive que mon corps ne connaît plus ou des deux!). Le coup de théâtre de la fin n'a pas réussi à réhabiliter le film je trouve!

Peut-être suis-je surtout fâchée parce que ce film a mal terminé mon samedi de paix et d'harmonie! Circonstance non atténuante: le contraste était pénible entre la sérénité du jour (ma journée!) et la tourmente de la nuit (cette séance de cinéma à 21h25 qui s'est terminée vers 23h30)!

Ma mauvaise humeur d'hier matin n'était pas étrangère à l'effet quoique dissipé du film. L'après-midi passe en préparation et attente de la surprise-party des quarante ans d'une de mes soeurs. Survol des conversations et abus en bouffe! Je suis lasse des survols des conversations, ces bourdonnements d'abeilles inconséquents de circonstance, de toutes les circonstances! Peut-être que je ne sais pas me marrer, m'éclater et je n'y tiens pas! J'aurai préféré être à une heure de route d'ici, dans mon refuge, à rien faire, ou à dix minutes de là, dans mes affaires!

J'espère que mon époux et mes enfants ont pris au sérieux ma demande de ne pas me faire de fête de ce genre à mes anniversaires futurs, même pour mes cent ans, ou mes cinquante. La futilité m'étouffe! Je ne veux pas de faux plaisir ou d'appréciation de circonstance! Aimez-moi tous les jours, faites-moi des délicatesses, tous les jours ou toutes les semaines, et non une fête (ou indélicatesse à cause de ses gros sabots!) une fois l'an! Il est vrai que ce que je demande est plus difficile à faire! Ne faîtes rien donc, je prend mon plaisir dans de petits riens qui me conviennnent! Et tout est important pour moi! (me voilà accrochée à mon TOUT et mes RIENS, tel qu'annoncés pour cette page de journal en ligne!)

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